Hommage à Jean Jaurès, à Carmaux

« L’histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir. »

 

Ces mots, Jean Jaurès, Député du Tarn, les a prononcés en 1905 devant les jeunes du Lycée d’Albi. 115 ans plus tard, ils sonnent toujours avec une incroyable actualité.

 

Le 31 juillet 1914, Jean Jaurès était assassiné au Café du Croissant à Paris. Avec lui a disparu l’espoir d’éviter la boucherie que fut la « Grande Guerre ».

 

Homme politique, socialiste, mais aussi professeur, intellectuel, historien, philosophe, éditorialiste, il a marqué son époque et au-delà. C’est la raison pour laquelle, 106 ans plus tard, nous sommes nombreux à commémorer l’homme engagé qu’il fut.

 

Nous sommes nombreux car Jaurès n’est pas l’homme d’un clan, d’un parti ou de certains qui voudraient en confisquer l’héritage. Jaurès appartient à notre histoire commune. Et à chacun de ceux d’entre nous qui se retrouvent dans les valeurs de progrès et d’humanisme qui ont été le fil conducteur de sa vie.

 

Ces mots de Jaurès, je m’y retrouve aujourd’hui dans l’engagement qui est le mien depuis un peu plus de trois ans au service des Tarnaises et des Tarnais. Ils m’ont fait l’honneur de me choisir sur la circonscription qui fut la sienne.

 

Pour moi, aujourd’hui, ces mots illustrent l’action du président de la République et de la majorité parlementaire au sein de laquelle je me suis engagée il y a un peu plus de trois ans. Les réformes que nous avons commencées à mettre en œuvre pour permettre à la France de faire face aux enjeux auxquels elle est confrontée est une grande tâche. Elles se heurtent à de nombreuses difficultés et de trop nombreux français ont souvent du mal à percevoir les accomplissements déjà atteints. Cela n’enlève pourtant rien à notre détermination, forts de la conviction qu’elles seront au bout du compte bénéfiques à notre pays et aux Français.

 

C’est dans ce même discours – que j’invite chacun à relire – que Jaurès parle du courage.

 

Ce courage qu’il faut pour « supporter sans fléchir les épreuves de tout ordre, physiques et morales, que prodigue la vie », pour « garder dans les lassitudes inévitables l’habitude du travail et de l’action », pour « ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe, et de ne pas faire écho (…) aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques ».

 

Je retrouve dans ce discours à la jeunesse nombre de situations dans lesquelles nous sommes et je suis personnellement confrontée quand, pour de trop nombreux français, la politique n’est plus qu’un spectacle affligeant, paraissant bien loin de leur quotidien.

 

C’est pourtant pour améliorer ce quotidien que je me suis engagée et que je continue à me battre dans mes fonctions de Députée. Et si Jean Jaurès ne m’appartient pas plus qu’à qui que ce soit, il reste source d’inspiration et de force pour mon engagement.

 

Et c’est pour cela que je tiens, comme chaque année, à lui rendre hommage et à faire vivre son souvenir.