« Il advient à chacune et chacun d’entre nous d’œuvrer au changement par le dialogue et l’écoute »

Chères Tarnaises, chères Tarnais,

Nous venons de traverser plus de 4 semaines de mobilisation issue d’un nouveau mouvement. Hommes et femmes portant des gilets jaunes et se réclamant du même nom ont manifesté leur colère et leurs frustrations tant dans les zones urbaines que rurales, tant dans la capitale que dans notre département du Tarn qui vous concerne particulièrement.

Les conflits ne datent pas d’hier. Ils ne sont pas l’équation des pauvres face aux riches. Ils sont bien plus complexes et issus d’une fracture sociale creusée depuis plusieurs décennies et marquée par l’inertie politique, l’immobilisme, l’incapacité à faire face aux enjeux mondiaux et au courage des partis politiques.

Paradoxalement, ce sont pour ces raisons évoquées plus haut que j’ai décidé de m’engager en politique. Issue de la société civile, sentant le besoin de faire évoluer notre société, témoin du désintérêt ambiant pour la politique, constatant les dégradations sociales, j’ai voulu suivre un nouveau courant politique où notre seule ambition est nourrie par/pour le changement.

La caricature qui est faite à la majorité siégeant dans l’Assemblée nationale, montre à quel point nous avons davantage ciblé le travail de fond que nos discours auprès des médias. Nous avons aussi manqué de réparties pour faire comprendre que notre seul objectif n’était pas de viser une carrière mais de prendre part à l’évolution indispensable et ultime de notre société par des mesures législatives.

Pour la première fois, un programme issu de la société civile (Marche citoyenne en 2016) et incarné par un Président et un gouvernement, servait de base à nos actions de députés.

De fait, concrètement et dans un premier temps, la priorité a été de mettre l’accent sur les entreprises afin de relancer l’économie et la croissance dans le but de poursuivre leurs innovations, de rester compétitives et de créer des emplois.

Aujourd’hui 1,3 million de jeunes est au chômage, sans diplôme ni formation
• c’est pourquoi nous avons décidé d’investir 15 milliards d’euros dans la formation pour ramener les jeunes et les chômeurs de longue durée vers le plein emploi. D’autres mesures ont été également décidées pour valoriser le travail mais leur application effective demande plus du temps.

En parallèle, nous avons pensé que l’autre partie de notre programme, à savoir – redonner du pouvoir d’achat pour les plus précaires et les classes moyennes- pouvait être fait dans un second temps, après avoir consolidé le positionnement de la France au niveau européen et mondial.

C’est pourquoi, nous avons ainsi morcelé les mesures de pouvoir d’achat, avec :
• l’exonération des cotisations sociales « maladie et chômage » en deux fois (janvier et octobre 2018),
• la suppression de la Taxe d’habitation en trois fois (octobre 2018, octobre 2019 et octobre 2020),
• l’augmentation de la prime d’activité en 4 fois,
• l’augmentation de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) en deux fois,
• l’augmentation du minimum vieillesse en deux fois,
pour n’en citer que quelques unes.

La nécessité de trouver une issue de sortie de crise nous amène à accélérer notre projet sur le volet du « pouvoir d’achat ».

Toutes les mesures votées que je vous ai indiquées, ci-dessus, seront appliquées dès le 1er janvier 2019.

Comme je le disais plus haut, une société démocrate, ouverte au monde ne peut ignorer les enjeux de dettes qui pèsent sur nos têtes. Faire partie de la majorité n’est pas le signe d’un manque d’empathie, d’écoute et d’ignorance sur les souffrances que peuvent traverser les citoyennes ou les citoyennes.

Ce pays appartient à toutes et à tous et j’ai été élue sur un programme, aux côtés du Président de la République, Emmanuel Macron.

Il advient à chacune et chacun d’entre nous d’œuvrer au changement par le dialogue et l’écoute.

Je nous souhaite nombreux à débattre de manière constructive avec des propositions innovantes dans le réalisme et le pragmatisme.

Tous mes vœux et mon engagement vous accompagnent.

 

Marie-Christine Verdier-Jouclas
Députée du Tarn