Le Tarn investit pour les véhicules électriques

©Marie-Christine Verdier-Jouclas

Le 5 octobre 2018, la clôture du déploiement de l’Infrastructure rechargeable pour véhicules électriques (IRVE), a été célébrée comme il se doit en présence de nombreux élus mais aussi des collaborateurs du Syndicat départemental d’énergies du Tarn (SDET).

En effet, depuis 2015, ce projet soutenu par l’ADEME, opérateur de l’Etat chargé de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, a permis au Syndicat départemental de l’énergie du Tarn de mettre en place un schéma de bornes de recharge pour véhicules électriques sur le territoire local.

Et aujourd’hui, plus que jamais, tout ce qui touche à l’environnement et au renouvellement des énergies, tout ce qui pousse au changement de comportement pour nous et nos anciens, mais aussi pour nos enfants, petits-enfants, doit être développé et porté pour un avenir meilleur !

100 bornes dans le Tarn pour les usagers, avec un rayon d’action de l’ordre de 20 km, 100 bornes …. Ce n’est pas rien !

Accompagner la mobilité décarbonée, par des installations suffisantes, c’est effectivement rassurer les conducteurs français ou ceux qui traversent la France, et de bout en bout, c’est encourager cette évolution vers l’utilisation de voitures moins polluantes et donc électriques.

Assurer cette mobilité, c’est aussi ne pas raisonner à l’usage unique pour le Tarn mais c’est penser aux compatibilités de ces bornes de recharges avec d’autres systèmes existants sur le territoire régional, ce qui est le cas, c’est l’interopérabilité du réseau.

C’est en cela que l’objectif de ce déploiement est aussi la garantie pour les conducteurs d’être convaincus par un équipement électrique et que les concitoyens européens n’auront aucune crainte en séjournant dans notre pays.

Car au-delà des constructeurs automobiles visés par l’Agence Européenne pour l’Environnement (l’AEE), plusieurs pays sont pointés du doigt sur le développement de l’infrastructure adéquate.

En tant qu’élue du Tarn, il est de ma responsabilité d’encourager cette transition énergétique, c’est un défi, devenu une nécessité absolue pour les générations de demain.

Et l’Etat prend largement sa part. Alors oui, le diesel a augmenté à la pompe, mais regardons cette augmentation dans le détail : 1/3 est dû effectivement à l’augmentation prévue par le gouvernement suite au vote à l’Assemblée nationale de l’arrêt des hydrocarbures (loi que j’ai votée avec mes collègues de la majorité) afin de commencer la convergence entre le prix du diesel et de l’essence ; ensuite les 2/3 de l’augmentation sont liés à la politique économique internationale et donc à la hausse du prix du baril… l’Etat n’y peut pas grand-chose . Et pourtant nous avons mis en place une réponse : la prime de conversion pour changer de véhicule. Ce sont pour 2018, 200 000 voitures qui ont été achetées dont 70 % par dès ménages non imposables, ce qui prouve que la cible visée était biee la bonne et que cette prime de conversion a servi pour les ménages les moins favorisés. Cette prime de conversion sera reconduite en 2019.

Par ailleurs le budget du ministère du développement durable et de l’aménagement du territoire est un des budgets qui a augmenté pour 2019, pour la transition et les infrastructures.

Il s’agit donc aussi, je le répète,  pour chacune et chacun d’entre nous de changer nos habitudes par la compréhension des problématiques climatiques, par l’éducation, le respect de l’environnement, et l’urgence d’agir et de se comporter différemment.