« En France, le chômage, le déficit commercial, l’épargne faiblement investi dans les entreprises, sont autant de faiblesses qui nous obligent à continuer à nous mobiliser. »

Le 25 septembre, je suis intervenue en hémicycle, dans le cadre du Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (Loi Pacte), afin de m’opposer à une motion de rejet déposée par le groupe parlementaire Les Républicains.

Retrouvez l’ensemble des travaux que j’ai effectué dans le cadre de la commission spéciale pour la loi Pacte. Voir l’article

Texte de mon intervention :

 

Merci M. le Président,

Nous nous trouvons au cœur des paradoxes d’une économie mondialisée. D’une part il n’y a jamais eu autant de richesses créées, dans le même temps, nous n’avons jamais connu autant d’inégalités de revenus.

En France, le chômage, le déficit commercial, l’épargne faiblement investie dans les entreprises, sont autant de faiblesses qui nous obligent à continuer à nous mobiliser car comme l’a souligné Bruno Le Maire : « La France et nos enfants ne sont pas condamnés aux chômage de masse ».

Le projet de loi PACTE est une première réponse de la France à ces défis, qui ne sont ni « de gauche », ni « de droite », mais concerne bien l’ensemble des Français.

L’esprit de ce projet de loi est simple.

  • Libérer, en levant les contraintes des entreprises de la création à la transmission.

  • Protéger, en associant mieux les salariés aux résultats de l’entreprise.

  • Unir, en alignant les intérêts de tous les acteurs économiques et en redéfinissant la place de l’entreprise dans la société.

 

Nous avons eu plus de 50 heures de débats en commission autour d’un texte qui a lui-même été bâti après des mois et des mois de consultation et de dialogue. Notre présidente l’a dit , ce sont 126 acteurs économiques et 38 organisations syndicales professionnelles qui ont participé à ce texte écrit par eux, avec eux pour eux.

383 amendements ont été adoptés dont 92 déposés par les autres groupes politiques. Le débat a donc été réel et concrétisé et c’est bien pour cela aussi que nous avons plus d’articles à défendre qu’au départ.

Donc quand je vous entend dire :

Que nous avons travaillé dans l’urgence : plus d’un an de préparation, nous n’avons pas la même notion de l’urgence

Que vous êtes déçus : consultez les entreprises de vos territoires

Que le Projet est insuffisant … ? Nous nous faisons un projet !

Et si vous avez sorti une tribune ce matin pour appeler de votre vœu des modifications et des prises en comptes comme vous avez pu les décrire tout à l’heure au pupitre , ce n’est pas une motion de rejet que vous auriez dû déposer mais une motion de renvoi en commission. Il faut rester cohérent ou s’abstenir !

Pour toutes ces raisons, le groupe de la république en marche votera contre votre motion de rejet.