Déplacement au Maroc en qualité de Vice-Présidente du groupe d’amitié à l’Assemblée nationale

En tant que Vice-présidente du groupe d’amitié France-Maroc, les 5 et 6 avril, j’ai participé à un déplacement de deux jours dans les villes de Rabat et de Casablanca pour aller à la rencontre des parlementaires et des ministres marocains, afin d’établir une feuille de route et d’initier les travaux des sous groupes. J’ai en charge l’animation de celui intitulé « Démocraties, Liberté et Solidarités », destiné au traitement des questions relatives aux droits de l’Homme, à l’égalité des genres, aux questions de migration, qu’elles soient traitées sur le plan de l’apport culturel inhérent aux échanges de population, ou à travers la question de la gestion des flux et de la garantie concrète du respect des droits des populations en transit. Ce groupe de travail aura également pour tâche de traiter des enjeux communs en termes de sécurité et de lutte anti-terroriste.

Le programme était dense :

 Le premier jour à Rabat, nous avons rencontré le Vice-président de la Chambre des représentants, deux parlementaires du groupe d’amitié Maroc-France, le président du Conseil Économique, Social et Environnemental, l’Ambassadeur de France, le Ministre du Tourisme, du Transport Aérien, de l’Artisanat et de l’Economie Sociale, le Ministre des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, le chef de cabinet du Président du Conseil National des droits de l’Homme.

 Le second jour à Casablanca, nous avons rencontré la Présidente de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc, le secrétaire d’Etat chargé de l’investissement auprès du Ministre de l’Industrie de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie numérique, la Présidente de l’association Solidarité Féminine, le Président de la Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc.

Ce que j’ai retenu :

Les relations France-Maroc sont historiques et ses fondements sont solides. Cependant, il faut les « booster », les consolider et les renforcer. Ce discours fait l’unanimité et nous avons reçu un excellent accueil.

En 2000, la Chambre des représentants ne comptaient que 2 femmes députées, à ce jour elles sont 67. Les élues régionales représentent 33% et les élues locales 27%.

Au niveau économique, le constat est le suivant :

Le développement durable est un sujet sur lequel tous les pays se penchent et le Maroc aussi. Il constitue une des clés pour enrayer le chômage et le Maroc a une forte volonté de développer l’énergie renouvelable.
Le nouveau modèle de développement des provinces du sud est de d’impulser une nouvelle dynamique pour qu’il y ait davantage d’inclusion, qui s’inscrive dans la durabilité.
L’écoute de 1500 acteurs de la vie politique et civile économique et sociale a permis de mieux comprendre les problématiques et de constituer des propositions sur cette base. Plus de 50 % des projets qui ont été engagés depuis le lancement de cette concertation et de démocratie participative en 2015.
Au niveau économique, le Maroc connaît un boom en matière de croissance (4,5 % par an) avec un taux d’investissement qui a évolué de 20 à 30 %. 5 % en moyenne du PIB national est consacré à l’éducation.

Les 7 leviers de développement du Maroc sont de :

 Développer et renforcer le capital humain (éducation et santé)
 Renforcer l’efficience des institutions et des politiques publiques
 Bâtir un nouveau pacte social pour renforcer la cohésion sociale
 Valoriser la culture
 Assurer la transformation structurelle de l’économie nationale
 Inscrire le modèle de développement marocain dans une dynamique rurale
 Faire du Maroc un pôle de stabilité et de coopération

Mais la question prioritaire, la question nationale concerne l’unité du maroc afin de sortir du problème  posé aujourd’hui par le Sahara Occidental.

 

En ce qui concerne le Conseil national des Droits de l’Homme, il intervient dans 3 domaines :

 La protection : le cœur de ce domaine est la prise en charge des plaintes des citoyens qui dénoncent une violation de leurs droits.
 La promotion : tout ce qui est lié aux formations, production de support, création artistique cinéma, animation de clubs dans les écoles.
 La contribution au débat public lié aux droits de l’Homme : initiatives entreprises par le conseil pour briser quelques tabous dans la société et corrélées par des mémorandums tels que : briser le tabou de la compétence du tribunal militaire ; briser le tabou sur l’IVG ; débats sur les libertés individuelles et religieuses ; débats sur l’égalité des femmes et des hommes…