Lancement du groupe d’études sur la Vigne, le Vin et l’Œnologie que le co-préside à l’Assemblée nationale

Le mardi 13 mars, j’ai eu le plaisir d’introduire la réunion constitutive du groupe d’études Vigne, Vin et Œnologie que je co-préside à l’Assemblée nationale.

A cette occasion, nous avons procédé à la désignation du bureau en nommant les vice-présidents et secrétaires. En ce qui concerne le bureau de LaREM, je tiens à féliciter Mireille Robert, Didier Paris, Florent Boudier, Eric Girardin, Olivier Damaisin, Sereine Mauborgne, François Cormier-Bouligeon, Benoit Simian, Adrien Morenas ainsi que Fabienne Colboc.

La prochaine réunion aura lieu en avril afin de définir la feuille de route, les thèmes à travailler ainsi que le calendrier des auditions. Bienvenue aux 106 membres qui composent ce groupe !‬

Je suis fière de co-présider ce groupe d’études avec mon collègue Jacques Cattin.

Prochain rendez-vous : le 4 avril afin de procéder à l’audition de la CNAOC.

Un moment de convivialité est d’ores et déjà prévu le 17 juillet à l’Assemblée nationale afin de procéder à un Tour de France de dégustation !

 

Retrouvez ma première interview en qualité de Co-Présidente pour le média Vitisphère :

« Je compte soutenir la richesse des terroirs »

Jeudi 22 février 2018 par Marion Sepeau Ivaldi
Marie-Christine Verdier-Jouclas, députée du Tarn (LREM) : 'Sur le sujet de la prévention contre l'alcoolisme, je pense que nous allons pouvoir construire une stratégie durable et travailler en cohérence'.Marie-Christine Verdier-Jouclas, députée du Tarn (LREM) : ‘Sur le sujet de la prévention contre l’alcoolisme, je pense que nous allons pouvoir construire une stratégie durable et travailler en cohérence’. – crédit photo : DR
Rencontre avec la nouvelle présidente du groupe vin de l’assemblée nationale. Une parlementaire du Tarn, résolument engagée pour la diversité des vignobles français.

Elue LREM, la filière viticole ne vous connaît pas vraiment. Quel est votre parcours ?

J’ai grandi dans un territoire viticole, celui du gaillac. C’est la première fois que j’exerce un mandat électif. J’ai principalement évolué dans le milieu bancaire, travail qui m’a permis d’accompagner des viticulteurs et des agriculteurs. J’ai ainsi appris à connaître la réalité économique des exploitations et domaines viticoles. Et, si je n’ai jamais exercé dans le milieu viticole, paradoxalement, on peut dire que j’y baigne dedans. Ma fille est œnologue, mon mari s’occupe de l’association Iter Vitis France, qui agit dans le domaine de l’œnotourisme. J’ai également organisé pendant dix ans une grande fête viticole autour de la sortie des primeurs de Gaillac.

Quel message souhaitez-vous porter auprès de la filière viticole française ?

J’ai envie de relever le challenge de porter à la fois les vignobles prestigieux et aider les petits vignobles. En France, il y a les vins à forte notoriété qui vivent par eux-mêmes. Il faut aussi mettre en avant la palette extraordinaire de vins. Le vin est un atout économique et culturel. Il est indéniablement une spécificité française. Il est nécessaire de maintenir l’attractivité des territoires à travers cette diversité des produits. Je compte soutenir cette richesse des terroirs, des saveurs, de l’histoire sans a priori, sans lobbying. Je serai à l’écoute de tous dans la neutralité et la concertation.

Comment va travailler le groupe d’étude vin ?

On me l’a présenté comme un groupe où l’on a le plaisir de déguster du vin. C’est bien mais je compte mener ce groupe bien plus loin ! Je ne veux pas que cela soit qu’un groupe de dégustation ! Car, les responsabilités que je prends au sein de l’assemblée nationale sont des sujets pour lesquels je veux m’engager et agir. Nous allons constituer des groupes de travail autour de différentes thématiques, ce qui permettra de mener un travail de fond.

Quelles sont les enjeux et thèmes sur lesquels vous souhaitez vous mobiliser ?

Dans l’actualité récente, il y a bien sûr la question de la prévention contre l’alcoolisme. Le souhait d’Emmanuel Macron est d’associer la filière vin à la prévention. Agnès Buzyn a montré son ouverture sur le sujet dans ses déclarations du France Inter. Nous allons pouvoir construire et réfléchir à comment on veut y aller, comment on veut faire. Je pense que nous allons pouvoir construire une stratégie durable et travailler en cohérence.

Mais il y a d’autres thématiques comme les pesticides. Nous allons travailler le sujet dans le cadre du projet de loi agricole. Parfois, il n’y a pas de solutions à la suppression de certaines molécules, il faudra apporter des réponses dans ces cas-là. Sur la question du glyphosate, nous nous donnons du temps pour trouver une solution. Mais nous ne laisserons aucun agriculteur au bord de la route.

La transmission et la fiscalité sont également au cœur de mes préoccupations. Je fais partie du groupe de travail sur la fiscalité agricole lancée par Bruno Lemaire et Stéphane Travert. Nous allons voir, comment à travers la fiscalité, nous allons pouvoir aider la viticulture et l’agriculture à investir et installer des jeunes.

Dernier sujet qui me paraît important : le changement climatique. Il y a en effet un grand enjeu d’adaptation des pratiques viticoles à mettre en œuvre tout comme la nécessité de réfléchir à la transformation de l’outil de productif pour répondre à la demande de plus en plus grande et nécessaire qu’est l’export.