De belles cérémonies de l’armistice pour se souvenir de ceux qui sont morts pour la France

Dimanche 19 novembre, j’étais à Tecou pour la cérémonie de commémoration du 11 novembre. Une commémoration placée sous le signe de l’émotion car les enfants présents ont lu des lettres de « poilus » dont celle une d’une famille técounaise. Une belle cérémonie, tout comme celles de la semaine dernière à Graulhet, Briatexte, Roquemaure et Saint-Gauzens auxquelles j’étais présente. Mon suppléant, Jean-Marc Fouillade, m’a représentée à celles de Missècle et de Salles-sur-Cerou.

Voici le texte que j’ai prononcé lors des vins d’honneur qui suivaient ces commémorations. Sans oublier bien sûr de remercier toutes les associations des anciens combattants et les élus qui au quotidien préservent et font vivre ce devoir de mémoire.

Après les horreurs de la Grande guerre, le devoir de mémoire est un réflexe citoyen qui consiste à faire de l’histoire une leçon.

– Premièrement, elle doit nourrir l’expérience collective. Comme l’a dit, avant le second conflit mondial, Winston Churchill : « Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre ».

– La deuxième leçon découlant du devoir de mémoire est la gratitude que doit témoigner la Nation envers ceux qui acceptent de mourir pour elle. Lors du même discours à la Chambre des Députés en 1917, Clémenceau augurait : « Ces Français que nous fûmes contraints de jeter dans la bataille, ils ont des droits sur nous. »

– Troisièmement, car la Grande guerre montre en creux l’évolution de la notion de barbarie qui s’est opérée en cent ans. Clémenceau disait encore : « Toutes les nations civilisées sont engagées dans la même bataille contre les formations modernes des vieilles barbaries ». Le barbare d’aujourd’hui est bien différent, mais les efforts du pays pour le combattre sont tout aussi grands.

– La majorité à laquelle j’appartiens investit des ressources dans ce devoir de mémoire : l’Assemblée nationale a voté une hausse des crédits de 5,6 M€ (+25%) ; le budget consacré à la mémoire est ainsi porté à 28,2 M€. Par ailleurs, ce projet de loi de finances prévoit la remise en état massive des nécropoles et hauts lieux de mémoire, avec 11,2 M€.

– La célébration du centenaire de la fin de la guerre, l’an prochain, sera un rendez-vous majeur pour s’assurer que la mémoire est bien transmise entre les générations. L’appropriation par la jeunesse des leçons des conflits mondiaux est un enjeu primordial. Elle passe certainement par une modernisation de la mémoire. A ce titre, soutenons l’ambition d’inscrire plusieurs sites mémoriels au patrimoine mondial de l’Humanité de l’UNESCO, ambition d’autant plus noble que la tâche est inédite concernant des sites dits « de guerre ».

Graulhet

Saint-Gauzens

Tecou

Tecou

 Roquemaure

 Briatexte

 Salles-sur-Cerou

 Missècle